Introduction.

Introduction.
« Tu es un menteur et un voleur!
- Je mentais seulement quand je disais que je n'étais pas un voleur. Mais je ne le fais plus.
- Voler?
- Mentir. »

Ocean's 11 ♥
(Avec une tendre affection pour Pitt et Clooney xD)


Nyigiiii! x3

Ohayô Mina-san! ^^
Moi c'est Ikiru Sayon, mais vous pouvez m'appeler Iki! ^^

Ce qui suit est donc l'histoire que j'écris, j'espère que ça vous plaira =3
Les premiers chapitres sont pas fameux je l'avoue mais bon =="

Et si vous voulez etre prévenus quand je poste des nouveaux articles laissez un commentaires n'importe où pour que je le sache ^^

Bonne lecture! x3


*



Cette histoire prend racine à Elguinoz, plus précisément à la capitale : Inohy. C'était une ville prospère, gouvernée par la princesse Alya.
Malgré son jeune âge, elle était très bonne envers ces habitants et tout le monde l'aimait beaucoup; bien qu'ils la considéraient comme inapte à gouverner.
En effet, Alya avait été élue par les liens de sang, seule descendante de sa famille, elle avait hérité de la Couronne des Sages qui conférait le règne d'Elguinoz.


*^^^^^^~^^^^^^*^^^^^^~ ^^^^^^* ^^^^^^~ ^^^^^^*^^^^^^ ~^^^^^^*



« Liberté. »



Iki.

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 10:18

Modifié le samedi 29 août 2009 15:11

Nouveau! ^^

Nouveau! ^^
Yosh tout le monde! =3

Et voici... Mon nouveau blog : *

Alors, je n'arrete pas celui-là (c'est pas dans mes habitudes d'abandonner une histoire en cours xP) mais bon, ça faisait un moment que je voulais enr efaire un qui soit à la fois fic et à la fois perso ^^

M'enfin je vais pas le presenter pendant deux cents ans, y a juste à aller voir x3


J'espère avoir au moins droit à vos visites et puis peut-être à vos commentaires? Peut-être xD

K'suK'su! =3



Iki.

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 11:43

Modifié le samedi 10 octobre 2009 03:37

Chapitre I - Imprévu.

Chapitre I - Imprévu.
Cette nuit; tout était calme dans le château; rien ne laissait présager ce qui se passait réellement ce soir là.
Quand tout a coup, de grands cris se firent entendre, ils venaient de dehors. Réveillée par ces hurlements,Alya se leva prestement, faisant trainer derrière elle ses longs cheveux châtains. Elle courut vers la porte d'entrée où elle trouva Selom, son vieux et avide conseiller.
« Que se passe t-il a l'extérieur? demanda-t'elle affolée.
- La Couronne des Sages a était volé! Incapable! N'y veille tu donc pas? s'écria Selom envahi par une rage étrange.
-Mais enfin, c'est vous même qui m'avait ordonné de la laisser dans le coffre du salon. »

Il ne répondit rien et là s'arrêta la discussion. Alya, toujours en robe de nuit, se précipita dans sa chambre pour enfiler ces vêtements. Elle attrapa rapidement un chemisier et un pantalon blanc, puis se hissa sur la fenêtre en s'agrippant, comme à son habitude, aux herbes grimpantes qui recouvraietn le mur de pierre.
Elle rata une prise et alla s'écraser sur le sol. Relevant lentement la tête, elle s'aperçu qu'une silhouette la regardait de son visage encapuchonné... Avec une supériorité et une confiance en lui tellement expressive que même un nourisson s'en serait rendu compte...
La princesse réalisa alors l'ampleur de sa situation.
Mais qu'avait-elle fait? Le diadème était volé mais si en plus l'unique héritière du trône venait à mourir; mais que deviendrait Elguinoz? Quelle imbécile elle était, que cherchait-elle au final?
La fierté d'avoir récupérer le joyau du trône?
Elle n'en savait rien, et la situation ne lui permettait pas de réfléchir calmement.
Elle avait peur... Peur pour sa vie...

D'un coup, le voleur retira sa capuche, arrachant la jeune fille à ses refléxions sans intêrets..
« Tu... Tu es une fille? s'exclama Alya surprise.
- Pourquoi cela t'étonne tant? Ne crois tu pas que les femmes peuvent avoir les mêmes capacités que les hommes?
Elle avait parlé d'une voix dure, avec une certaine maturité, elle avait pourtant la tête d'une adolescente à peine un peu plus vielle que la princesse. Elle avait de longs cheveux gris aux reflets étrangement violets et de grands yeux noirs.

Se rendant compte de la situation lamentable dans laquelle elle était, Alya se releva rapidement et fixa la voleuse qui faisait a peine quelques centimètres de plus qu'elle.
- Ne me regarde pas avec cet air! Tu crois qu'une enfant gâtée dans ton genre peut m'intimider? Désolée de décevoir Votre Altesse mais j'ai déjà vaincu du regard des hommes qui faisaient deux fois ta taille! s'exclama la voleuse d'un ton supérieur.

Elle avait beau faire tous les efforts du monde, Alya ne pourrait pas retenir ses larmes bien longtemps. Elle était impuissante, et malgré ce qu'elle voulait montrer, elle était terrifiée par cette gamine de son âge qui valait surement dix fois sa valeur en toutes capacités que se soit. Elle se sentait si inférieure. Et en un dernier regard plein de mépris, la voleuse lui tourna le dos.

Elle ne pouvait pas la laisser partir, elle était là devant elle, pourquoi ne pas saisir l'occasion? Elle concentra toute sa volonté sur ses jambes qui refusaient de s'activer. Mais une partie de son cerveau tenait trop à la vie pour se lancer dans cette action qu'elle savait désespérée. Quelle imbécile! Ne sera-t'elle jamais capable de faire quelque chose de bien dans sa vie? A cette pensée, elle s'écria sans réfléchir :
- Voleuse! Attends!
- Je m'appelle Tiafna! » s'exclama-t'elle avec un mépris non dissimulé avant de s'enfoncer dans la forêt.

Alya était figée... Elle s'écroula, les genoux a terre, et se prit la tête entre les mains... Ses grand yeux d'un bleu transparants s'embuerent de larmes et elle se mit à sangloter. Sans pouvoir s'arrêter... Pour tout pleins de raisons... Elle ne savait plus très bien, les souvenirs, la tristesse, tout ça s'enchainait dans sa tête sans jamais ralentir le rythme.
Mais alors que cela faisait bien une demi-heure qu'elle était assise dans l'herbe mouillée. Elle vit une lumière, mais pas une lumière aveuglante... non ... une lumière réconfortante, elle regardait autour d'elle sans rien dire, elle ne voyait rien de plus que l'atmosphère changée en boule lumineuse autour d'elle, elle ne savait pas ce que c'était mais ça lui emplissait le c½ur. Alors que la lumière faiblissait, elle se sentie défaillir. Mais avant de sombrer dans le sommeil, elle aperçu une silhouette...

Elle courrait... Elle criait... Personne ne l'entendait... Loin... Très loin... Elle voyait la sortie... Alors elle courrait encore... Mais sans jamais avancer... Elle s'étouffait maintenant... Elle s'arrêtait malgré elle... Elle s'effondrait au sol...

« Réveille-toi Alya. Tu as fait un cauchemar. Ça va? »

Elle savait à qui appartenait cette voix, elle se doutait aussi de l'endroit où elle se trouvait, mais ne se rappelait plus de rien. Alya releva donc la tête vers sa ''s½ur'' qui la regardait, avec une lueur d'inquiétude dans ses grands yeux verts.

Esni était l'amie d'enfance d'Alya mais elle la considérait comme sa s½ur. Elle avait quatorze ans bientôt quinze, des cheveux roux frisés et longs, des yeux verts et vivait chez sa tante, fermière. C'était elle qui l'avait élevé après la mort de ses parents. Esni ne rechignait pas à la tache, elle avait une volonté de fer mais, malheureusement pour elle, n'était pas très agile. Ses conseils était avisés et, tout comme sa ''s½ur'' elle aimait beaucoup la rive de la Dihira. Elle s'énervait facilement mais ce n'était jamais bien méchant. Elle avait, elle aussi, peu d'amis, mais possédait néanmoins une plus grande sociabilité.

« Ne t'inquiètes pas ce n'est rien, la rassura Alya.
- Tu nous à fais peur. Entre ça et hier...
- Que s'est-il passait hier? l'interrogea-t'elle.
- Et bien, on était tous à la recherche de ce voleur, et Ma Tante a vu une lumière venant de derrière le château et elle t'as trouvé, endormie. »

Ça lui revenait maintenant : la couronne volée, Tiafna, la lumière, la silhouette... Et là elle se trouvait dans la chambre d'ami de la maison d'Esni. Mais elle n'eût pas le temps de réfléchir d'avantage que la tante de son amie entra dans la chambre. Elle avait les trais tendus... Mais son inquiétude n'était pas dût à la santé d'Alya... Il y avait autre chose, et elle n'allait pas tarder à savoir quoi :
« Je suis contente que tu ailles mieux Alya, décréta-elle en lui tendant une miche de pain, Monsieur Selom est dans la cuisine, il souhaite te voir. Manges, habilles toi et descends.
- Bien, dites lui que j'arrive.»

Esni regarda Alya dans les yeux... Toutes deux haïssaient Selom... Et elles savaient que cette discussion ne serait pas une partie de plaisir...
Quelques minutes plus tard, Alya était dans la cuisine, appréhendant la sentence qui lui serait infligé pour avoir laissé enlever le diadème.

« Espèce d'incapable! Tu parles d'une princesse! Inapte à sauvegarder son trône! Te rends tu seulement compte de ce que cela implique? Celui qui détient la couronne se voit conférer le règne légitime d'Elguinoz!
Elle était parfaitement au courant, et il n'y a rien de plus désagréable que de se voir rappeler une erreur dot on a conscience... Mais elle estima la situation très peu appropriée pour se défendre de quoi que ce soit.
- Je...
- Il n'y a pas de ''je'' qui tienne! Tu ramèneras cette couronne à n'importe quel prix!"
Alya écarquilla les yeux, tentant en vain de desceller une quelconque plaisanterie dans les yeux de l'homme... Elle n'y croyait pas... Elle qui rêvait tant d'aventure... On lui conférait une occasion en or de voyager en indépendance.
- Bien monsieur Selom... » dit-elle cachant sa joie.

Alors il tourna le dos à la pièce et sorti d'un pas rapide. La porte fermée, une voix se fit entendre vers l'escalier :
« Il est sérieux?
Alya se retourna, faisant face à sa s½ur.
- Apparemment...
- Mais c'est génial! Ma tante je vous en prie, laissez moi y aller aussi... s'écria Esni.
- Voyons Esni, c'est dangereux... s'indigna-t-elle.
- S'il vous plait... La vie ici est ennuyante à mourir... Et j'aurais bientôt 15ans... Je pourrais choisir ma vie...
- Oui mais tu ne les as pas encore! Et pour l'instant c'est moi qui décide! S'exclama-t-elle avec autorité.
Esni, humiliée, courut au dehors pour cacher ses larmes.
-Vous savez madame, commença timidement Alya, Esni est assez grande pour savoir ce qui est bon pour elle... »

Et elle sortit.



Iki.

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 10:21

Modifié le vendredi 07 août 2009 04:19

Chapitre II - Quand tout a basculé.

Chapitre II - Quand tout a basculé.
Elle marchait, trébuchant de temps à autre sur des galets... Elle en voulait à sa tante... C'était par égoïsme qu'elle refusait de la laisser partir, parce qu'elle ne voulait pas rester seule... Pouvait-elle vraiment lui en vouloir? C'était le dernier de ses soucis, elle se sentait humilié, elle allait rater l'occasion unique de sortir de son petit village où la vie était monotone...
Esni se doutait qu'Alya ne mettrait pas longtemps à la retrouver; la rive de Dihira était leur point de rendez-vous.
Justement, elle entendit au loin la voix de son amie, elle ne saisissait pas bien les paroles mais était heureuse de voir arriver du réconfort.

Quelques minutes après, Alya s'assit à coté de sa s½ur et entreprit de la réconforter.
« D'ailleurs j'y pense, commença Esni, tu ne m'as pas raconté ce qui c'était réellement passé hier soir. »
Alya était heureuse de voir la discussion changer à quelque chose d'un peu plus joyeux; elle lui raconta donc tout dans les moindres détails. Esni l'écoutait en poussant de temps à autre des vagues ''wahhh". Elle était dépitée de ne pas pouvoir participer à la chasse à la couronne volée.

Mais elles n'eurent pas le temps de s'étaler sur de longs discours car elles entendirent un grand bruit en provenance de la ville. Les deux files se retournèrent rapidement pour apercevoir de la fumée s'échappant des bois.

Elles partirent en courant en direction des bruits de fracas. Mais alors qu'elles arrivaient à l'orée du bois, un garde du château les interpella : « Partez! Vite! Le clan Niamerih à attaqué la capitale! Il n'y aura pas de survivants! » S'égosilla l'homme avant de s'effondrer, transpercé d'un flèche.
Les jeunes filles ne se firent pas prier; et, sans penser à rien d'autre, fuirent dans les bois, laissant la ville en cendre.

Elles coururent dans la forêt pendant une heure au moins, poussées par la peur et la confusion, elles se refusaient à s'arrêter. Pourtant, moins résistante que sa s½ur, Esni s'effondra, épuisée.
Alya s'arrêta pour déposer son amie dans un endroit sec et à l'abri de l'orage qui se préparait. Elle finit par se terrer dans une étroite grotte. Elle se dépêcha de chercher du bois, car avant tout, il fallait supporter le froid de la nuit.
Elle n'eût pas à faire une grande distance pour trouver quelques branches sèches. Mais elle n'avait jamais fais un feu de sa vie et ne connaissait même pas le principe. Malheureusement, la seule personne capable d'en faire un, dormait paisiblement au fond de la grotte. Après quelques vains essais, Alya renonça à faire un feu.
Le tonnerre commençait à se faire entendre; La pluie était pour bientôt.

La jeune princesse s'engouffra au fond du boyau de façon à rester le plus loin possible de l'humidité. Elles n'avaient même pas de veste; avec leur maigre chemisier, elles ne risquaient pas de dormir à poings fermés, du moins Alya, car Esni était bien partie pour rester évanouie jusqu'au matin.

La princesse posa sa tête sur la roche froide; elle n'avait même pas songé à ce qui était arrivé à Inohy et ses habitants; elle n'avait pas d'amis mais Esni souffrirait d'apprendre la mort de sa tante... Elle ne préférait pas lancer le sujet avant plusieurs jours...
Néanmoins, Alya était curieuse de savoir si sa s½ur savait quelque chose à propos de ce clan Niamerih. Elle, n'en avait jamais entendu parler, que voulaient-ils? Etaient-ce eux aussi qui étaient responsables du vol de la couronne? Dans ce cas; cette Tiafna était de leur coté...

Perdue dans ces questions sans réponses; Alya s'endormie.

Une forte odeur de fumée emplie les narines d'Alya qui, sur le moment, se demanda si elle ne s'était pas évanouie dans l'incendie de la capitale.

Pour s'en assurer, elle commença par ouvrir un ½il, puis l'autre, et tant bien que mal, elle se traina jusqu'à la sortie de la grotte, souffrant de courbatures atroces.
En effet, ce n'était pas la ville qui flambait mais plutôt Esni qui avait eut la merveilleuse idée de faire un feu. Tournant la tête ci et là pour tenter d'apercevoir son amie, Alya remarqua que l'aube approchée.
Elle s'avança du feu pour réchauffer ses mains meurtries par le froid de la nuit.

« Ah! Alya tu es enfin réveillée! Hurla la voix d'Esni qui courrait vers sa s½ur, j'ai essayée de chasser quelque chose mais je n'y arrive pas, je me suis donc dis que tu t'en chargerais. »

C'est bien sa s½ur de laisser faire les taches ingrates aux autres, songea Alya avec un sourire.

« D'accord je m'en occuperais, lui répondit-elle alors qu'Esni s'asseyait elle aussi au bord du feu. »

L'atmosphère était à découper au sabre tellement elle était tendue. Aucune des deux filles ne parlaient, ce n'était pourtant pas l'envie que leur manquait. Elle pensait à la même chose; qui ne penserait pas à cela dans un moment pareil?
Mais Alya ne voulait pas remettre sur le tapis la mort de la tante, ça ferait trop de peine à sa s½ur. Alors que la princesse allait enfin parler, Esni, contre toute attente, lança : « Mais maintenant que va t'on faire? »

La question déstabilisa Alya un instant mais elle finit par lui répondre qu'en tant qu'héritière, elle se devait de retrouver la couronne des Sages et de mettre cette affaire au clair. Son amie acquiesça d'un bref mouvement de tête pour ajouter un autoritaire ''Dans ce cas, je t'accompagne!''

Alya était contente; elle n'allait pas être seule dans sa quête et Esni avait eût le bon sens de ne pas reparlait de l'incendie. Pourtant il fallait bien s'y résigner un jour ou l'autre si elles voulait avancer, alors autant que se soit maintenant; voilà le résonnement que se fit l'héritière avant de dire timidement :
« Je voulais te poser une question... As-tu déjà entendu parler du clan Niamerih?
Alya était inquiète, elle ne savait pas comment allait réagir sa s½ur et elle craignait le pire.
Mais; heureusement, elle se contenta de répondre normalement après avoir fait mine de réfléchir.

- En effet, un jour j'ai surpris une discussion entre ma tante et un villageois...
Contrairement à ce que pensait Alya; Esni n'eut aucune réaction particulière à l'évocation de sa défunte tutrice.
- ... Ils parlaient d'une attaque à Nirkahad -de l'autre coté du grand fleuve Dihira- causé par le clan Niamerih. Il n'y avait ni prisonniers, ni survivants. Ils sont sans pitié. Du moins c'est ce que j'en ai compris. Ils sont à la tête de beaucoup de génocide dans ce genre; à différents lieux d'Elguinoz. A mon avis...
- Ce sont eux qui sont à l'origine du vol de la couronne, la coupa Alya.
- Exactement; le seul souci c'est qu'on ne sait pas où les trouver...
- Leur quartier général est gardé secret n'est-ce pas? Souffla désespérément la princesse.
- Non, non, ça ne servirait à rien; personne n'ose les affronter. Et puis les gens ont peur d'en parler; ils pensent que cela porte malheur, expliqua Esni.
- Alors tout espoir n'est pas perdu! s'exclama Alya, heureuse d'avoir enfin une piste. Il suffit de trouver quelqu'un qui peut nous renseigner.
- Dans la forêt?
- Mais non tête de linotte! Il doit bien y avoir un village pas loin, s'emballa la princesse, sûre que tout allait bien se passer.
- Tu as raison, il va falloir marcher, à mon avis, il vaut mieux longer la Dihira; ça nous évitera de nous perdre. »

Alya acquiesça, songeant que c'était une sage initiative; car malgré les faibles rayons qui commençait à traverser les branches fines, la forêt était sombre. Et; sans aucuns repères, elles auraient vite fait de se perdre.



Iki.

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 10:27

Modifié le samedi 01 août 2009 10:17

Chapitre III – L'espoir revient.

Cela faisait bien neuf heures qu'elle marchait sans relâche et notamment sans manger.
Le voyage en lui même n'était pas particulièrement épuisant, mais l'ambiance n'était pas à son maximum.
En effet, il était difficile pour Alya de parler du voyage sans évoquer la Tante, elle préférait donc se taire, n'étant pas dupée par les faux sourires d'Esni.

Les deux filles trainaient les pieds et trébuchaient couramment sur des galets polis par le court de la rivière. Alors qu'elles commençaient à désespérer; elles aperçurent de la fumée, mais pas en provenance d'un incendie comme elles en avaient récemment vu un; mais bel et bien d'une maison, voire même d'un village.

Leurs deux visages s'éclairèrent d'espoir, comme ils ne s'étaient pas éclairés depuis quelques jours; et sans même se concerter, elles prirent leur élan et coururent vers ce nouveau point de passage.

Plus rapide, Alya arriva la première dans ce village qui était pour le moins charmant, pas très grand certes, mais charmant, il devait y avoir tout au plus cinq maisons, en comptant les commerces.
Quelques secondes après, Esni arriva au même niveau de sa compagne et, essoufflée, admira le paysage.

Les deux s½urs, avancèrent avec fierté dans la courte avenue principale. Au bout on voyait distinctement un petit château, avec à sa droite une auberge et de chaque cotés une paire de maisonnettes laissant échapper une délicate odeur de feuilles calcinées. C'était étrange que des gens aient leur cheminée allumée alors que le soleil exaltait d'une chaleur pesante. Celui-ci était d'ailleurs en train de disparaître derrière la montagne.
Au passage des adolescentes, certaines personnes écartaient leurs rideaux d'un air interrogatif.

Elles ne le remarquaient même pas tellement elles étaient omnibulées par la chance qu'elles avaient eu de ''trouver'' ce village. Mais plus elles approchaient du château, plus leur confiance en elles régressaient; le seigneur de ce lieu accepterait-il de les laisser loger ici?

Mais elles n'eurent pas le temps de finir leur questionnement qu'elles arrivaient déjà devant la porte. Elles frappèrent, inquiètes. Une femme assez âgée, vêtue d'un tablier et ses cheveux blancs accrochés en chignon vint leur ouvrir; elle leur sourit.
« Bienvenue au village de Kaji, si vous êtes là je suppose que c'est pour voir le Seigneur Iki? s'exclama t'elle de sa voix enjouée.
Il s'appelait donc Iki...pensa Alya de plus en plus angoissée, mais Esni reprit la parole :
- Et bien oui, en réalité nôtre village a était attaqué et...
- Ne me racontait pas ça voyons, gardez vôtre histoire pour le seigneur.
- Bien mais nous voudrions savoir si vous pourriez nous offrir l'hospitalité...
- C'est au seigneur et à lui seul de décider. »
Voyant la tête peu rassurée d'Alya, elle ajouta à son oreille : « Ne vous en faites pas je suis sûre que vous pourrez rester sans problème »
La jeune fille fût étonnée d'une telle confiance envers le maître des lieux; jamais à Inohy quelqu'un l'avait ainsi considéré.
« Takitah qui est-ce? »
Le cri venait de la pièce derrière l'entrée; malgré son ton rauque, on pouvait très bien conclure que cette voix n'était absolument pas masculine.
Et en effet, la Takitah en question nous accompagna vers la salle où, dos aux arrivantes, une jeune fille portant un capuchon et une cape rouges était assise par terre et semblait regarder le feu qui crépitait en face d'elle avec une grande admiration.

La pièce en question n'était pas très grande mais comportait un lit d'au moins cinq places adossé à un mur orné d'une immense fenêtre, une armoire ainsi qu'une grande cheminée.
Quant à la décoration, elle était atypique : Des sabres, épées et armes en tout genre étaient accrochées aux murs ou trônaient dans des angles, de long foulard rouges allait d'un endroit à l'autre du plafond en pendouillant au dessus des têtes.

Alors, la dite Iki se retourna laissant voir ces grands yeux bleus et ces mèches blondes tombant sur son visage, dans la lumière orangée du feu et du soleil couchant.

« C'est rare de voir des visiteurs par ici, d'où venait vous?»
Cette fille devait avoir environ leur âge, sûrement un an de plus, mais elle avait parlé avec assurance et maturité malgré le ton excité de sa voix qui trahissait une certaine curiosité infantile à tout ce qui est hors du commun.

Avant même qu'une des deux fille aient pu prendre la parole, Takitah commençait à parler :
« Ces fillettes ont une histoire intéressante à te raconter. Mais le soleil va bientôt se coucher et elles n'ont aucun abri.
Iki eut une moue perplexe, ce qui provoqua chez Alya un frisson d'angoisse, il fallait qu'elle accepte, sinon elles n'auraient nulle part où aller.
- Ne vous inquiétez pas je m'occupe de tout; venez avec moi, nous allons voir qui peut vous héberger. Demain vous me raconterez tout.
Elle avait parlé avec dureté, comme si quelque chose la dérageait mais, malgré ça, la princesse était rassurée et reconnaissante, elles n'allaient pas passer la nuit dehors; car même si les journées étaient d'une chaleur extrême, la nuit en était l'opposée.
- Merci beaucoup, je ne sais pas comment vous remercier, s'exclamèrent les s½urs d'une même voix.
Iki ne répondit rien et en vue du regard triste de Takitah, elles comprirent qu'il ne fallait pas en rajouter.

Le seigneur se leva, elle portait un kimono court et noir aux bordures rouges, elle enleva sa cape et dans son dos était brodée une flamme écarlate; ces cheveux blonds, assez courts frisotaient en formant des mèches.

Elle les conduisit à l'auberge où elle interpella amicalement la propriétaire d'un certain âge, qui lui répondit avec le même ton amical que toutes les places étaient prises, tout en dévisageant gentiment les deux voyageuses.
Elles sortirent donc toutes les trois et Iki décréta : « Bon il n'y a pas de place chez Giselle, nous allons voir ailleurs, mais vous n'avez rien à craindre vous aurez un lit où dormir. »
Elle avait toujours ce ton froid qu'elle tentait vainement de cacher.

La blonde les mena à une épicerie ou une femme d'une trentaine d'année aux cheveux noirs méchés de rouge les accueillit cordialement.
« Nia, j'ai une faveur à te demander, s'exclama le seigneur.
- Je t'écoute Iki.
- Ces deux jeunes filles n'ont nulle part où loger, tu pourrais t'en occuper?
- Pas de problème voyons, j'ai une chambre à l'étage qui n'est pas occupé, répondit la boulangère en un sourire empli de tristesse.
- Merci, prêtes leur des habits aussi, je te pris, et donne leur à manger. Aurevoir Nia, à demain. »

Et elle sortit, laissant là Alya et Esni, gênées. Mais le malaise ne dura qu'un bref moment, Nia les emmena dans une chambre à l'étage où elle leur présenta une armoire :
« Prenez ce dont vous avez besoin, je vous amène le repas dans peu de temps. »
Les deux filles la remercièrent puis se plongèrent dans leurs futures tenues vestimentaires.

Alya se dégouta une tunique blanche resserrée en haut et volatile en bas, avec un pantalon court blanc très léger. Quant à Esni, elle jeta son dévolu sur une tunique jaune à bretelles et un sarouel de la même couleur, elle attacha ces cheveux roux et frisés en deux longues couettes. Et toutes deux descendirent à l'appel de Nia.

Sur la table étaient servi une soupe de légumes et une tranche de viande; elles mangèrent avec voracité le contenu de leur assiette. Puis sous la demande de la boulangère, elles contèrent leur histoire.



Iki.
Chapitre III – L'espoir revient.

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 10:32

Modifié le samedi 01 août 2009 10:17

Chapitre IV - Familiarisation avec Kaji.

Chapitre IV - Familiarisation avec Kaji.
Après le repas, Nia les avait obligés à aller se coucher au plus vite sans trainer. Elles ne se firent pas prier, elles étaient épuisées.

Alors que sa s½ur dormait à poings fermés, Alya songeait...
« Je suis si bien ici, pensait-elle, dans un lit douillet, sans la froideur de la nuit et la souffrance de la faim. Je ne suis pas faite pour vivre à la dure. Mais que dis-je? Je suis la princesse d'Inohy, je me dois de ramener la paix sur mon peuple, je me dois de trouver la couronne, c'est mon devoir! C'est sûrement pour ça qu'Iki est si aimée par ses habitants, elle doit tenir ses promesses envers eux et être loyale... Oui, je redeviendrais héritière légitime et je remettrais de l'ordre sur Elguinoz! Si j'y arrive... En ais-je réellement la force? Non... Je le sais... Je ne suis pas capable de telles choses... »

Encore une fois, elle lutait, seule, contre ses larmes qui perlaient malheureusement, les sentiments sont toujours vainqueurs.
Elle doutait, hésitait, regrettais... Pourquoi avait-elle pris la décision de retrouver la couronne? Pour les autres? Elle ne les aimait pas... Alors pour elle? Oui, pour elle, pour la gloire, pour l'aventure. Mais en était-elle capable?

Ces larmes ne freinaient pas, elles redoublaient même. Mais encore, une lumière l'enveloppa, comme la dernière fois derrière le château... Une lumière réconfortante, lui rendant presque par magie sa confiance en elle, elle se sentait porté pas le vent, et laissait aller son corps à la moindre brise, elle n'avait plus aucun doute, plus aucune question... Mais alors que ses paupières se fermaient, elle aperçut encore une fois, la silhouette floue d'une personne...

Après une nuit sans rêve, la princesse ouvrit les yeux, certainement réveillée par les rayons de soleil matinaux.
Esni devait déjà être levée étant donné qu'elle n'était plus dans son lit. Alya s'habilla donc et sortit de la chambre, elle remarqua qu'une porte entrouverte donnait sur une autre chambre, celle de Nia sans aucun doute, et une autre sur une salle de bain; mais pourquoi une femme qui vivait seule avait-elle une chambre à deux lits et d'autant plus une armoire pleine d'habits pour jeunes gens...

Alya ne se posa pas plus la question, décrétant à elle même que c'était indiscret. Elle descendit donc les escaliers et arriva dans la cuisine. Elle n'était pas très grande mais cette pièce était chaleureuse. Un feu crépitait dans la cheminée et une table était positionnée au milieu, sur le carrelage pourpre. Il y avait deux portes, une qui donnait au comptoir de la boulangerie et l'autre dehors.

Alors que la jeune fille contemplait la petite salle, Nia entra par la porte comptoir.
«Bonjour, bien dormit, demanda la boulangère avec gentillesse, comment t'appelles-tu d'ailleurs? Ta s½ur m'a dit son nom mais je ne me souviens pas avoir entendu le tien.
Alya constata avec un sourire qu'Esni les avait fait passer pour s½urs, ce qui n'était pas totalement faux et qui à partir d'aujourd'hui serait même entièrement vrai.
- Je me nomme Alya, et vous comment dois-je vous appeler?
- Appelle moi Nia, et ne me vouvoies pas voyons! S'exclama-t-elle avec autorité.
- Oui je se suis désolée Nia.
- Ce n'est pas grave, reprit la femme de sa voix habituelle, assieds toi je t'apporte du pain et de la confiture.
- Merci beaucoup. Et, où est Esni?
- Elle est partie faire un tour dans le village. Tiens, s'enquit-elle en lui donnant de quoi déjeuner, dépêches toi de manger et tu pourras aller la chercher.
- Encore merci Nia.
- Mais de rien voyons c'est un plaisir.

Et elle repartie à la caisse. Alya se dépêcha d'ingurgiter ses tartines et sortit par la porte de derrière.
Il faisait un temps magnifique, un petit vent chaud caressait ses cheveux et faisait voler les feuilles mortes.
Elle ne savait pas où était Esni mais elle la connaissait assez pour savoir qu'elle s'était incrustée chez quelqu'un.
Elle regarda autour d'elle, il n'y avait que trois autres maisons, le château, l'auberge et un sanctuaire. Elle ne voulait pas réveiller les habitants, bien qu'elle n'ait aucune idée de l'heure qu'il pouvait être; elle décida donc de commencer par l'auberge où il y aurait forcément quelqu'un.

Elle pressa le pas, mais arrivée devant la petite porte en bois, elle commença à angoisser, il y avait surement pleins de gens, elle avait un peu honte de venir sans rien payer... Malgré ça elle entra. La pièce était presque vide, deux ou trois personnes buvaient ou jouaient.
Au son cristallin des bricoles accrochées à la porte, l'aubergiste apparue en haut de l'escalier. Elle accéléra, et arrivée en bas, s'écria avec étonnement :
«Oh mais je te reconnais! Tu es la jeune fille que je n'ai pas pu héberger! Encore désolée, mais il y a peu de chambre et elles étaient déjà pleines. Tu as déjà mangé où je t'offre quelque chose? Il n'est que neuf heures, tu aurais pu dormir encore un peu, à moins que le bruit de la rivière t'ai empêchée de dormir...
Alya fût pris de court devant tant de loquacité, la vielle femme aux cheveux frisés et grisonnant s'en était rendue compte car elle ajouta d'un ton désolé :
- Excuse moi, c'est que les visiteurs sont assez rares et nous avons peu l'occasion de parler à des gens nouveaux par ici.
- Mais ce n'est rien je vous en pris, en réalité je cherchais ma s½ur.
- Ah la petite rousse avec des couettes, c'est ta s½ur? Elle ne te ressemble pas pourtant.
- Et bien en fait c'est mon amie d'enfance, nous nous connaissons depuis toutes petites.
- Je comprends mieux... fit-elle pensive, tu sais elle est partie aider Miaka et son fils Lin aux champs, elle ne sera pas de retour avant midi, en, attendant ça te dit qu'on parle un peu.
- Et bien ça ne me dérange pas.
- Alors raconte moi tout, d'où venait vous toi et ta ... s½ur? »


______________________________

Alors les "éditos-de-fin-de-chapitre" c'est pas vraiment mon truc, alors y en aura pas à chaque fois ^^ juste quand j'auras envie d'en faire xD

Celui-là c'est un petit hommage (mon dieu on dirait qu'elles sont mortes =.='') à mes plus fidèles lectrices ^^
J'ai nommé :


Rio-chan.

Miyuki-chan.

Yume-san.


Un grand merci à elles ^^ allez voir leurs blog et laissez des commentaires x3

Bon evidemment merci à mes autres lecteurs xD

KisuKisu et arigatô!




Iki.

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 10:52

Modifié le samedi 01 août 2009 10:43

Chapitre V - Ruines du passé.

Chapitre V - Ruines du passé.
« - En réalité je suis Alya, princesse d'Inohy, mais j'aimerais que cela ne s'ébruite pas si ça ne vous dérange pas Madame.
- Je ne dirais rien, mais tu sais tout le monde dans ce village à un secret qu'il ne tient pas à dévoiler, et même s'ils venaient à apprendre le tien, crois-moi ils n'en tiendraient pas rigueur. Et tu peux m'appeler Giselle.
- Merci Giselle. Donc, Esni et moi étions parties nous promener et quand nous sommes revenues, la ville avait étaient détruite, par le clan Niamerih.
L'aubergiste qui, depuis le début du récit, regardait Alya attentivement sans broncher s'arrêta net, presque choquée. La princesse, inquiète, demanda ce qui n'allait pas.
- Tu sais, murmura la vieille femme, ce village aussi a été attaqué par ce clan maudit... Beaucoup de gens sont morts, de nombreuses familles furent divisées, aujourd'hui nous ne sommes plus qu'une dizaine, même notre roi et sa femme sont morts.
- C'étaient les parents du seigneur Iki? Elle a due très mal le vivre...
- En réalité, ses parents lui importaient peu, même la mort de son fiancé passait après celle de sa s½ur. Nous avons tout essayé, mais la petite n'a jamais retrouvé la joie de vivre qui l'abritait avant le massacre...
- Sa s½ur?
- Oui, elle s'appelait Yil, ce n'était pas vraiment sa s½ur; comme toi et Esni en somme. C'est pour cela je pense qu'elle était si froide avec vous, de vous voir toutes les deux devait lui rappeler de durs souvenirs.
- Je comprends mieux, je dois aller m'excuser. Merci beaucoup Giselle. »

Sans que celle-ci put riposter, Alya était déjà sortie, et courait vers le château; elle pouvait très bien imaginer ce qu'Iki avait put ressentir après la mort de sa s½ur, et elle se sentait coupable d'avoir rouvert sa blessure.

Arrivée devant le château, la princesse frappa, anxieuse, comment allait-elle présenter la chose? Giselle lui en avait parlé mais avait-elle le droit de le faire? Elle ne voulait pas que la charmante aubergiste prenne des réflexions à cause de sa prétention de tout pouvoir faire... Car en effet, Alya espérait redonner le sourire à Iki, réussir où apparemment tout le monde avait échoué...

Mais elle ne put pas réfléchir plus longtemps car la porte s'ouvrit. Mais ce ne fut pas Takitah qui vint lui ouvrir mais bel et bien le seigneur... Les dieux devaient être contre elle... Alya aurait aimé en parlait avec la conseillère avant de s'attaquer à Iki... Mais quels dieux? Elle avait appris à ne croire en rien qui ne puisse réellement l'aider...
« Tu tombes bien, je voulais te parler.
Le ton froid de son ainée la fit sortir de ses pensées religieuses.
- Euh... Et bien oui, bredouilla Alya étonnée, pas de problème.
- Alors suis-moi. »
Iki ferma la porte et emmena Alya vers un chemin dans la forêt.

Les deux jeunes filles marchaient bien depuis un quart d'heure, la princesse, tête baissée, n'osait rien dire... Pas avant d'avoir entendu ce dont le seigneur voulait lui faire part. De quoi s'agissait-il d'ailleurs? Elle le verrait bien le moment venu, mais elle espérait que ce moment ne tarderait pas trop car elle se sentait de plus en plus mal à l'aise en compagnie de cette fille dont la seule présence plombait l'atmosphère. Mais après tout, Alya ne pouvait pas lui en vouloir, Iki devait vouer une haine féroce envers tout ce qui la ramenait à un passé qu'elle s'efforçait d'oublier.
Mais le seigneur stoppa sa marche. Alya releva la tête pour apercevoir la raison de cet arrêt. Elle émit un petit cri de surprise à la vue des ruines qui s'étendaient devant ses yeux; cela ressemblait à un village détruit, les murs de pierre qui restaient du petit château était couvert de sang coagulé et laissaient apparaître des restes d'incendie.

« Je t'ai vu arriver en courant de l'auberge. » La princesse se retourna vers Iki avec interrogation, elle se préparait mentalement à recevoir des réprimandes sur sa curiosité. Mais à sa grande surprise, la maitresse du village continua sur un ton très calme, sans la froideur du début.
- Giselle est une commère, je suppose qu'elle t'a raconté ce qui c'est passé ici, reprit-elle en un soupir d'exaspération.
L'héritière ne répondit pas tout de suite ce qui obligea Iki à tourner la tête vers son interlocuteur.
- Et bien elle m'a juste dit que vous avez été attaqué par le clan Niamerih... bredouilla malhabilement Alya.
- Ce n'est pas la peine d'essayer de la protéger, je ne suis pas en colère, elle ne peut s'empêcher de raconter cette histoire à tout les gens qui passent, s'exclama le seigneur en reposant son regard sur le château détruit.
- Ma s½ur vivait ici, reprit-elle d'un ton nostalgique, mais un jour ils sont arrivés, ce clan du diable s'attaqua d'abord au village de Yil. A la vue de la fumée, moi, j'ai couru vers ici, en espérant pouvoir aider ma s½ur, mais c'était trop tard, ils avaient tout massacré, j'enterrais donc le corps calciné de ma meilleure amie, mais pendant ce temps, les Niamerih avaient lancé l'offensive sur Kaji.
Iki marqua un temps d'arrêt puis continua la voix pleine de tristesse.
- Je n'ai rien fait, je n'ai rien pu protéger, ni ma famille, ni ma patrie. Mes parents, mon fiancé, tous ces habitants s'étaient sacrifiés pour le village, même Yil pour le sien... J'étais toujours supérieure à elle dans les activités physiques... Mais depuis ce jour maudit, je ne cesse de me dire... Qu'elle était bien plus forte que moi.

Inconsciemment, Alya ne pouvait s'empêcher d'en vouloir à cette fille qui avait laissé mourir tant de gens sans rien faire...
- Et toi avec tes habits de soie brulés tu arrive comme une pauvre enfant malheureuse qui a échappé à un massacre... On reconnaît une princesse à cent kilomètres, et une princesse qui fuit à mille... Mais toi, tu avais toujours ta s½ur... »
Alya la regardait déconcertée, elle n'avait pas changé de ton, mais qu'est ce qui lui prenait de dire cela, l'héritière était d'autant plus vexée que ces sarcasmes étaient vraies.
Iki se retourna vers elle en souriant : « C'est à peu prés ce que j'ai pensé en te voyant arriver, c'est de ça que je voulais te parler, je m'excuse, j'ai rejeté sur toi la haine que j'avais envers moi-même, je te demande pardon. »
Elle s'inclina légèrement mais assez pour qu'Alya puisse sentir que ces excuses étaient sincères, et puis elle était heureuse, même si elle n'y était pas pour grand chose, elle avait réussi à faire sourire dame Iki.
«  Ce n'est pas la peine de vous excuser...
- Mais arrête de me vouvoyer, j'ai à peine ton âge!
- Ah...Et bien dans ce cas ''ce n'est pas la peine de t'excuser'', articula-t-elle, interloquée par le cri soudain du seigneur, je voulais moi aussi m'excuser en fait.
Iki rigola, gênée et surement un peu honteuse de s'être montrer comme une bête emplie de haine au départ. Finalement, Alya n'était peut-être pas destinée aux mêmes tourments qu'avait subit la Kajienne.
- Bon, Nia m'a déjà raconté ce qui vous est arrivé, lança le seigneur d'un ton solennel, le clan Niamerih se trouve de l'autre coté de la Dihira, derrière la forêt magique... Après cela je n'ai aucune idée de ce qui peut y avoir... Ce sera à Esni et toi de le découvrir. Mais sache que si tu t'attaque à eux, tu risques ta peau, et je te prierais de m'avertir le jour du combat final. »

Alya ne fût pas surprise de cette demande, qui ne souhaiterais pas une vengeance? Elle promit donc et les deux jeunes filles rentrèrent au village pour le repas de midi.



Iki.

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 11:17

Modifié le samedi 01 août 2009 10:16