Cette nuit; tout était calme dans le château; rien ne laissait présager ce qui se passait réellement ce soir là.
Quand tout a coup, de grands cris se firent entendre, ils venaient de dehors. Réveillée par ces hurlements,Alya se leva prestement, faisant trainer derrière elle ses longs cheveux châtains. Elle courut vers la porte d'entrée où elle trouva Selom, son vieux et avide conseiller.
« Que se passe t-il a l'extérieur? demanda-t'elle affolée.
- La Couronne des Sages a était volé! Incapable! N'y veille tu donc pas? s'écria Selom envahi par une rage étrange.
-Mais enfin, c'est vous même qui m'avait ordonné de la laisser dans le coffre du salon. »
Il ne répondit rien et là s'arrêta la discussion. Alya, toujours en robe de nuit, se précipita dans sa chambre pour enfiler ces vêtements. Elle attrapa rapidement un chemisier et un pantalon blanc, puis se hissa sur la fenêtre en s'agrippant, comme à son habitude, aux herbes grimpantes qui recouvraietn le mur de pierre.
Elle rata une prise et alla s'écraser sur le sol. Relevant lentement la tête, elle s'aperçu qu'une silhouette la regardait de son visage encapuchonné... Avec une supériorité et une confiance en lui tellement expressive que même un nourisson s'en serait rendu compte...
La princesse réalisa alors l'ampleur de sa situation.
Mais qu'avait-elle fait? Le diadème était volé mais si en plus l'unique héritière du trône venait à mourir; mais que deviendrait Elguinoz? Quelle imbécile elle était, que cherchait-elle au final?
La fierté d'avoir récupérer le joyau du trône?
Elle n'en savait rien, et la situation ne lui permettait pas de réfléchir calmement.
Elle avait peur... Peur pour sa vie...
D'un coup, le voleur retira sa capuche, arrachant la jeune fille à ses refléxions sans intêrets..
« Tu... Tu es une fille? s'exclama Alya surprise.
- Pourquoi cela t'étonne tant? Ne crois tu pas que les femmes peuvent avoir les mêmes capacités que les hommes?
Elle avait parlé d'une voix dure, avec une certaine maturité, elle avait pourtant la tête d'une adolescente à peine un peu plus vielle que la princesse. Elle avait de longs cheveux gris aux reflets étrangement violets et de grands yeux noirs.
Se rendant compte de la situation lamentable dans laquelle elle était, Alya se releva rapidement et fixa la voleuse qui faisait a peine quelques centimètres de plus qu'elle.
- Ne me regarde pas avec cet air! Tu crois qu'une enfant gâtée dans ton genre peut m'intimider? Désolée de décevoir Votre Altesse mais j'ai déjà vaincu du regard des hommes qui faisaient deux fois ta taille! s'exclama la voleuse d'un ton supérieur.
Elle avait beau faire tous les efforts du monde, Alya ne pourrait pas retenir ses larmes bien longtemps. Elle était impuissante, et malgré ce qu'elle voulait montrer, elle était terrifiée par cette gamine de son âge qui valait surement dix fois sa valeur en toutes capacités que se soit. Elle se sentait si inférieure. Et en un dernier regard plein de mépris, la voleuse lui tourna le dos.
Elle ne pouvait pas la laisser partir, elle était là devant elle, pourquoi ne pas saisir l'occasion? Elle concentra toute sa volonté sur ses jambes qui refusaient de s'activer. Mais une partie de son cerveau tenait trop à la vie pour se lancer dans cette action qu'elle savait désespérée. Quelle imbécile! Ne sera-t'elle jamais capable de faire quelque chose de bien dans sa vie? A cette pensée, elle s'écria sans réfléchir :
- Voleuse! Attends!
- Je m'appelle Tiafna! » s'exclama-t'elle avec un mépris non dissimulé avant de s'enfoncer dans la forêt.
Alya était figée... Elle s'écroula, les genoux a terre, et se prit la tête entre les mains... Ses grand yeux d'un bleu transparants s'embuerent de larmes et elle se mit à sangloter. Sans pouvoir s'arrêter... Pour tout pleins de raisons... Elle ne savait plus très bien, les souvenirs, la tristesse, tout ça s'enchainait dans sa tête sans jamais ralentir le rythme.
Mais alors que cela faisait bien une demi-heure qu'elle était assise dans l'herbe mouillée. Elle vit une lumière, mais pas une lumière aveuglante... non ... une lumière réconfortante, elle regardait autour d'elle sans rien dire, elle ne voyait rien de plus que l'atmosphère changée en boule lumineuse autour d'elle, elle ne savait pas ce que c'était mais ça lui emplissait le c½ur. Alors que la lumière faiblissait, elle se sentie défaillir. Mais avant de sombrer dans le sommeil, elle aperçu une silhouette...
Elle courrait... Elle criait... Personne ne l'entendait... Loin... Très loin... Elle voyait la sortie... Alors elle courrait encore... Mais sans jamais avancer... Elle s'étouffait maintenant... Elle s'arrêtait malgré elle... Elle s'effondrait au sol...
« Réveille-toi Alya. Tu as fait un cauchemar. Ça va? »
Elle savait à qui appartenait cette voix, elle se doutait aussi de l'endroit où elle se trouvait, mais ne se rappelait plus de rien. Alya releva donc la tête vers sa ''s½ur'' qui la regardait, avec une lueur d'inquiétude dans ses grands yeux verts.
Esni était l'amie d'enfance d'Alya mais elle la considérait comme sa s½ur. Elle avait quatorze ans bientôt quinze, des cheveux roux frisés et longs, des yeux verts et vivait chez sa tante, fermière. C'était elle qui l'avait élevé après la mort de ses parents. Esni ne rechignait pas à la tache, elle avait une volonté de fer mais, malheureusement pour elle, n'était pas très agile. Ses conseils était avisés et, tout comme sa ''s½ur'' elle aimait beaucoup la rive de la Dihira. Elle s'énervait facilement mais ce n'était jamais bien méchant. Elle avait, elle aussi, peu d'amis, mais possédait néanmoins une plus grande sociabilité.
« Ne t'inquiètes pas ce n'est rien, la rassura Alya.
- Tu nous à fais peur. Entre ça et hier...
- Que s'est-il passait hier? l'interrogea-t'elle.
- Et bien, on était tous à la recherche de ce voleur, et Ma Tante a vu une lumière venant de derrière le château et elle t'as trouvé, endormie. »
Ça lui revenait maintenant : la couronne volée, Tiafna, la lumière, la silhouette... Et là elle se trouvait dans la chambre d'ami de la maison d'Esni. Mais elle n'eût pas le temps de réfléchir d'avantage que la tante de son amie entra dans la chambre. Elle avait les trais tendus... Mais son inquiétude n'était pas dût à la santé d'Alya... Il y avait autre chose, et elle n'allait pas tarder à savoir quoi :
« Je suis contente que tu ailles mieux Alya, décréta-elle en lui tendant une miche de pain, Monsieur Selom est dans la cuisine, il souhaite te voir. Manges, habilles toi et descends.
- Bien, dites lui que j'arrive.»
Esni regarda Alya dans les yeux... Toutes deux haïssaient Selom... Et elles savaient que cette discussion ne serait pas une partie de plaisir...
Quelques minutes plus tard, Alya était dans la cuisine, appréhendant la sentence qui lui serait infligé pour avoir laissé enlever le diadème.
« Espèce d'incapable! Tu parles d'une princesse! Inapte à sauvegarder son trône! Te rends tu seulement compte de ce que cela implique? Celui qui détient la couronne se voit conférer le règne légitime d'Elguinoz!
Elle était parfaitement au courant, et il n'y a rien de plus désagréable que de se voir rappeler une erreur dot on a conscience... Mais elle estima la situation très peu appropriée pour se défendre de quoi que ce soit.
- Je...
- Il n'y a pas de ''je'' qui tienne! Tu ramèneras cette couronne à n'importe quel prix!"
Alya écarquilla les yeux, tentant en vain de desceller une quelconque plaisanterie dans les yeux de l'homme... Elle n'y croyait pas... Elle qui rêvait tant d'aventure... On lui conférait une occasion en or de voyager en indépendance.
- Bien monsieur Selom... » dit-elle cachant sa joie.
Alors il tourna le dos à la pièce et sorti d'un pas rapide. La porte fermée, une voix se fit entendre vers l'escalier :
« Il est sérieux?
Alya se retourna, faisant face à sa s½ur.
- Apparemment...
- Mais c'est génial! Ma tante je vous en prie, laissez moi y aller aussi... s'écria Esni.
- Voyons Esni, c'est dangereux... s'indigna-t-elle.
- S'il vous plait... La vie ici est ennuyante à mourir... Et j'aurais bientôt 15ans... Je pourrais choisir ma vie...
- Oui mais tu ne les as pas encore! Et pour l'instant c'est moi qui décide! S'exclama-t-elle avec autorité.
Esni, humiliée, courut au dehors pour cacher ses larmes.
-Vous savez madame, commença timidement Alya, Esni est assez grande pour savoir ce qui est bon pour elle... »
Et elle sortit.
Iki.